9 critères pour mesurer la qualité d’usage 

Publié le 12/10/2018

De la programmation à l’exploitation, en passant par la conception et la réalisation, un bâtiment doit répondre aux besoins et attentes de ses usagers. Pour définir et évaluer la qualité d'usage, neuf critères existent, répartis en deux familles.

 
La qualité d'usage à l'échelle de la ville

1/ Intégration urbaine
Par sa forme, son volume et ses matériaux, le bâtiment doit s’inscrire en harmonie avec son environnement : équipements publics, logements et/ou entreprises préexistants. 

2/ Desserte - facilité d'accès
Le bâtiment doit prendre en considération les questions de mobilité pour tous les modes de déplacement : à pied, à vélo, en transports en commun ou en voiture.
Son implantation vise à limiter l’usage de la voiture en privilégiant des circulations douces. Elle doit aussi faciliter l’accès aux commerces et aux services.

La qualité d'usage à l'échelle du bâtiment

3 / Organisation architecturale
L’organisation architecturale répond au besoin d’organisation fonctionnelle. Ce critère intègre la cohérence de l’agencement des différents espaces et leur dimensionnement en fonction des besoins, notamment grâce à la présence de rangements bien pensés et bien intégrés.

4 / Qualité visuelle
Le confort visuel dépend d'une combinaison de paramètres physiques (éclairage naturel, luminance...) et de facteurs physiologiques et psychologiques (possibilité d’accéder à des vues extérieures). Les ambiances intérieures doivent permettre d'exercer une activité adaptée au besoin de l’occupant et l’occupante, sans occasionner de gêne ou de fatigue oculaire. 
Ce critère prend en compte la gestion de la lumière naturelle et celle de la lumière artificielle.

5 /  Qualité de l'air
Comme nous passons en moyenne 80 % du temps à l'intérieur, la qualité de l'air que nous y respirons est un enjeu de santé publique. Le système de ventilation doit permettre de renouveler l'air intérieur pour évacuer les polluants et assurer une bonne qualité de l'air. Ce critère recouvre, d'une part, le système de ventilation en termes de performance et de facilité d'entretien, et, d'autre part, la caractérisation de l'air avec :
· sa concentration en composés organiques volatils (COV) et particules ;
· la vitesse de l'air et le ressenti de l'usager ;
· l'humidité relative et le ressenti de l'usager.

6 / Qualité acoustique
Elle prend en compte le confort de l'usager par rapport aux bruits, qu’ils soient générés par les autres personnes, qu’ils proviennent de l'extérieur ou qu’ils soient occasionnés par les équipements techniques du bâtiment (chauffage, ventilation, ascenseur...).

7 / Confort hygrothermique
Le confort hygrothermique d'une personne dans un environnement donné correspond à son ressenti selon trois critères : la température, l'humidité et la vitesse de l'air.

8 /  Matériaux
Le confort de l'usager passe tant par le ressenti sensoriel de l’environnement que par l’appréciation des matériaux apparents qui l’entourent (revêtement des sols, utilisation de la couleur, recours au bois…).

9 / Adaptabilité au comportement des usagers
Prendre en compte les besoins et les comportements des usagers est primordial à toutes les étapes de la réalisation d'un bâtiment. Ce critère est transversal car il est lié à tous les autres critères de qualité d'usage à l'échelle du bâtiment.

 

* Article rédigé sur la base du guide « Intégration de la qualité d'usage dans les bâtiments de demain : de la programmation à l'exploitation » réalisé dans le cadre du programme de recherche et d’expérimentation sur l’Énergie dans le bâtiment (Prebat) piloté par l'Ademe.