Sylvine Thomassin - maire de Bondy : « L'accession sociale  offre de nouvelles perspectives »

Publié le 30/09/2015

En 2012, 3F a livré 16 maisons en accession sociale dans le cadre du projet de rénovation urbaine du quartier du 14-juillet de Bondy. Bientôt, 16 nouvelles maisons seront construites dans le quartier de Terre-Saint-Blaise. Rencontre avec Sylvine Thomassin, maire de Bondy.

Sylvine Thomassin
Sylvine Thomassin

Pourquoi avoir développé ces projets d’accession sociale à la propriété ? Dans quel cadre s’inscrivent-ils ?

Les deux projets d’accession sociale à la propriété mis en œuvre avec 3F s’inscrivent dans le vaste plan de rénovation urbaine de Bondy, lancé en 2006. Ces deux opérations ont vu le jour dans des quartiers entièrement recousus où nous avons opéré des démolitions-reconstructions d’envergure et revu l’ensemble du réseau de voirie. Tout comme l’ambition du PRU à Bondy était de reconstruire des quartiers avec une mixité d’usages, en matière de logement, là aussi, il m’est apparu essentiel de profiter de cette dynamique pour développer une diversité de l’habitat avec des logements sociaux bien sûr, mais aussi des résidences étudiantes, des logements privés et des logements en accession sociale qui permettent de répondre à une demande intermédiaire entre l’offre sociale et l’offre privée.
 

Comment l’accession sociale accompagne-t-elle la dynamique urbaine de votre ville ?

À Bondy, nous croyons en une ville mixte, ouverte, avec des quartiers qui ne soient pas des nasses, mais des sas (pour reprendre le titre d’une étude publiée par l’Anru en 2011 intitulée « Le sas ou la nasse ») où un parcours résidentiel complet et cohérent puisse se faire. L’urbanisme se fonde sur un projet politique dans le sens noble du terme, c’est-à-dire une manière de « faire société ». Non seulement l’accession sociale à la propriété offre des possibilités nouvelles à des foyers qui souhaitent sortir du cadre social mais qui ne le pourraient pas au vu des prix de l’immobilier. Mais, en plus, elle permet à un grand nombre de candidat·e·s de changer d’état d’esprit, de ne pas se sentir enfermé dans un quartier, une ville, un destin… elle offre d’autres perspectives.
 

Quel bilan tirez-vous de ces premières opérations ?

Le bilan est très positif, même si l’échelle est encore petite. Pour l’opération du 14 juillet, ou à Terre-Saint-Blaise, nous avons eu en effet un nombre très important de postulant·e·s venus de tous les quartiers de la ville et d’ailleurs. L’engouement des habitant·e·s a largement dépassé ce à quoi nous nous attendions. Ainsi, pour nous, il est évident que c’est une préfiguration pour les futurs aménagements autour du Canal de l’Ourcq notamment. Là, 1 100 logements vont être construits dans les 15 prochaines années avec du locatif libre, du locatif social, de l’accession sociale et libre et également de l’habitat participatif. Car nous voulons maintenir au maximum un point d’équilibre entre la densification de certains quartiers et l’attractivité de notre territoire en direction de tous les types d’habitant·e·s. Pour une ville comme Bondy qui compte aujourd’hui 45 % de logements sociaux, il en va tout simplement de la cohésion sociale.