Moussa Djikine ,
père de quatre enfants
,
résidence Violettes-Pervenches (L’Haÿ-les-Roses – 94)

Moussa Djikine
« Ensemble, on peut agir pour que nos enfants aient une bonne vie »

Une semaine par mois, ils sont une dizaine de pères de famille à se retrouver. « Il y a des Maliens comme moi, des Mauritaniens, des Sénégalais, des Nord-Africains et on a tous une interrogation en commun : comment aider nos enfants à grandir ici, en France, où beaucoup de choses sont différentes de la façon dont nous avons été éduqués au pays ? » explique Moussa Djikiné. Ce n’est pas seulement l’éducation qui préoccupe ces pères, ce sont aussi les trafics et l’absence d’adultes au pied des bâtiments. « Nous, les papas, ça nous gêne de voir des enfants qui traînent dehors, mais certains n’osent pas s’opposer à ce qui se passe. Alors discuter avec un papa qui a de l’expérience, partager les craintes qu’on a pour nos enfants, ça aide. » Moussa Djikiné veut convaincre encore plus de pères de s’associer à cette démarche. « Là où nous habitions avant, je ne connaissais pas les voisins. Ici, je commence à connaître beaucoup de papas ; ça prendra du temps, mais il faut que nous soyons unis pour offrir un avenir meilleur à nos enfants. »

Bio express

Moussa Djikiné vit avec sa femme et ses quatre enfants dans la résidence Violettes-Pervenches, un ensemble de 1 500 logements construit dans les années 60/70 à L’Haÿ-les-Roses. Agent d'entretien et délégué syndical, président de l’association des Maliens originaires du même village que lui et installés en France, Moussa participe à un groupe de parole de l’association Actions de solidarité pour l’insertion en réseau (Aspir), au cœur de leur résidence, depuis sa création en 2016.