Des réhabilitations thermiques pour éradiquer du parc social les logements les plus énergivores

Des réhabilitations thermiques pour éradiquer du parc social les logements les plus énergivores

Objectif réhabilitations thermiques

Publié le 12/02/2019

Véritable défi d’envergure, les réhabilitations thermiques consistent à bannir du parc social existant les logements les plus énergivores. Regard sur un enjeu au carrefour de multiples interactions, environnementales et sociales.

3F a fait de la rénovation de son patrimoine l’une des lignes de force de son action. Le groupe, qui gère 250 000 logements sociaux en France, a ainsi décidé d’éradiquer les étiquettes énergétiques E, F et G de son parc afin d’une part de contribuer à la maîtrise des charges locatives, d’autre part d’être exemplaire en matière de performance énergétique. Frédéric Mira, directeur groupe de la rénovation durable et de l’innovation, rappelle l‘engagement durable de 3F en matière de réhabilitation thermique avec 130 millions d’euros investis en 2018 dans des opérations de rénovation lourde. Il souligne aussi que 3F entend conduire en la matière des travaux de haute qualité afin que les locataires en bénéficient dans la durée et pas uniquement quelques années.

Cette démarche ambitieuse suppose de travailler main dans la main avec les locataires et de les associer le plus tôt possible aux travaux de réhabilitation pour les accompagner dans l’évolution de leurs usages ainsi que le précise Gaëtan Brisepierre, sociologue de l’énergie. Elle implique aussi de capitaliser sur l’innovation technologique. C’est à cette fin que 3F a signé tout récemment des conventions avec des startup dont l’activité est résolument tournée vers l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments.
 

Des paroles et des actes

Ces priorités sont aussi celles d’Action Logement qui a décidé, crise du pouvoir d’achat oblige, de mobiliser en faveur des salarié·e·s les plus modestes une enveloppe de 9 milliards d’euros pour accroître notamment la performance énergétique des logements. La somme de ce grand plan d’investissement s’ajoute aux 15 milliards d’euros prévus au titre la convention quinquennale qu’Action Logement a signée avec l’État l’année dernière. Bien sûr, ces différentes actions s’inscrivent en cohérence avec le Plan Climat qui prévoit de parvenir à un objectif de neutralité carbone d’ici 2050. C’est pour cela que le plan de rénovation énergétique des bâtiments, que co-anime la députée de l’Isère Marjolaine Meynier-Millefert, a vu le jour. Véritable priorité nationale, il vise en particulier à massifier la rénovation des logements et à lutter concrètement contre la précarité énergétique. L’exemple de la réhabilitation thermique de 80 logements au Havre (76), menée par 3F, en constitue une illustration probante. Il en est de même pour la réhabilitation de 57 logements pilotée par 3F à Montmorency (95). Deux projets qui rappellent l’opportunité d’aller plus loin que la seule rénovation thermique et soulignent l’importance d’une coopération exemplaire entre l’ensemble des parties prenantes.